FALL OF THE HULKS/WORLD WAR HULKS

Sep 22, 14 FALL OF THE HULKS/WORLD WAR HULKS

De la pénibilité du système éditorial marvelien.

Il est des arcs narratifs plus durs à lire que d’autres. Plus durs à dégoter, en fait. Par exemple, l’aventure utopia des x-men fut publié par panini en alternance dans le magasine x-men principal et dans le magasine Dark reign.

Les lecteurs fidèles des fascicules x-men ont dû faire preuve de beaucoup de vigilance pour ne pas louper ce rythme de parution incongru. Il leur aura fallu scruter avec attention le texte rébarbatif  qui sert effectivement d’annonce prévisionnelle en  conclusion du x-men numéro 159.

Les publications panini sont tellement bordéliques que ce long texte systématique et compliqué s’avère terriblement nécessaire et qu’oublier d’y jeter un coup d’œil ne serait-ce qu’une seule fois condamne régulièrement le lecteur à de très mauvaises surprises narratives (disparitions de chapitres, changement d’histoires…)

Dans la même veine, les 5 chapitres de l’arc narratif X-men VS vampires, aussi appelé la malédiction des mutants, furent publié dans la collection X-men univers… sauf le 4eme qui se retrouva en plein X-men extra. Vigilance!

Toutefois, ces deux séries correspondent  un peu au niveau un d’une échelle de difficulté éditoriale exponentielle.

Hulk Hogan hulkifié.

Hulk Hogan hulkifié.

Avez-vous déjà entendu parler de Fall of the Hulks & World war Hulks ?

Moi non plus, jusqu’à ce que je tombe sur un chapitre de Hulked out heroes qui voyait s’affronter violemment tout un tas de super héros débilisés et transformés en amas de muscles hulkiens (Thor, Spider-man, Deadpool, vous voyez le topo ?) Quel rapport? êtes-vous en droit de me demander. Les héros hulkifiés, en français, est en fait une ramification de la guerre des Hulks, un crossover discret qui précède de façon très intriqué la chute des Hulks. Ça n’est déjà pas super clair et ça ne va pas s’améliorer.

Pour comprendre ces crossover (et les lire convenablement) il aurait fallu que vous mettiez la main simultanément sur les:

Marvel Top 1 et 2,
Marvel Stars 1 à 5,
Marvel heroes V1 38/39 et
Marvel heroes V2  1 à 6

qui ont tous été publié à la même période et qui se partagent de façon chaotique les chapitres des deux événements. Tout ça n’englobe même pas entièrement les histoires parues en anglais, passant par exemple à la trappe tout ce qui concerne She-Hulk seule.

Fall of the hulks est assez mal aisé à prendre en main seul, sans background. Les préludes aident assez peu: Le premier chapitre Fall of the hulks alpha, récapitule une certaine chronologie marvelienne en la réinterprétant du point de vue des magouilles de intelligentsia. C’est plutôt malin et intéressant mais ça ne nous prépare pas du tout au chapitre suivant fall of the hulks gamma, qui nous balance directement au cœur de conflits très poussés entre différents hulks. Il faut alors s’accrocher pour tout saisir (ou avoir lu tout Marvel heroes pour y trouver les prolégomènes). Puis commence pour de bon la chute des hulks. Il suffit ensuite d’accepter de mettre mentalement de coté les zones d’ombres liées à notre potentiel manque de culture au sujet des développements sociaux-relationnels super-héroiques récents pour apprécier un bon petit plan machiavélique. Mais ça peut perturber.

Ce qu'il peut être utile de savoir en préambule (cliquez)

Doc Samson est devenu méchant, manipulé par l’intelligentsia. Banner ne peut plus se transformer en Hulk (pour son plus grand plaisir?). Il a un fils nommé skaar, qui aimerait fortement tuer Hulk et qui se résigne à aider Banner le temps que la grosse chose verte réapparaisse.

Les deux cross-over dont on parle içi se passant après Dark reign, tout va un peu mieux dans le monde des super-héros mais c’est quand même pas jojo. Par exemple, Rulk (Red Hulk, le Hulk rouge) a défoncé l’héliporteur géant du shield. Tout le monde paye encore les pots cassés du règne maléfique d’Osborn.

Vous avez en gros trois options de lecture:

Pas du tout tiré des cross-over dont on parle.

Pas du tout tiré des cross-over dont on parle.

– Vous pouvez lire Marvel Heroes d’une traite puis Marvel Stars d’une autre. Hulk rouge narre la première trame tandis que Banner est le protagoniste principal de la « relecture ». C’est futé de la part des scénaristes d’opposer les points de vue des deux ennemis mais efficace seulement sur certains chapitres consécutifs.

– Vous pouvez faire confiance à la chaine de création du comic book (scénariste puis éditeur) et suivre le rythme de parution exact des fascicules. Vous alterneriez donc systématiquement (ou à votre convenance) Heroes et Stars. Vous suivriez les récits de Rulk et de Banner en parallèle, indépendamment des variations de temps narratif. Il arrivera que plusieurs chapitres d’une linéarité correspondent à un seul chapitre de l’autre. Il vous faudra alors stocker les informations qui arrivent trop tôt tout en régurgitant les souvenirs liés à celles qui arrivent trop tard, à l’instar des courageux lecteurs des fascicules à leur sortie.

-Enfin vous pouvez suivre le guide et tenter d’agréger toutes les péripéties de la manière la plus efficace possible, quitte à subir quelques flashbacks brutaux.

Pourquoi choisir de surmonter ces difficultés de lecture? (cliquez)

Parce que Bruce Banner est finalement ultra intelligent. Jusqu’à présent ça ressemblait plus à une rumeur. Il a toujours été relativement loin du canon marvelien du scientifique enfermé dans son labo (Docteur Pym en est le plus flagrant exemple ces temps-ci) mais uniquement car Hulk ne lui en laissait pas le loisir. Maintenant que Hulk s’est retiré de la scène et puisque Marvel ne connait aucun autre moyen de prouver l’intelligence d’un personnage, Banner se retrouve bardé de technologie et redevient l’inventeur de génie qu’il est sensé toujours avoir été. Pourtant en plus de ça, il semble faire preuve d’un réel intellect et d’une puissance de réflexion stratégique très nouvelle, assez détachée du mythe du laborantin habituel.

Ensuite, le plan machiavélique des vilains se déroule admirablement bien pour une fois, et on ne peut s’empêcher de se réjouir un peu pour eux.

Enfin, vous saurez enfin qui est l’Hulk rouge! L’identité de l’Hulkette rouge sera révélée dans la foulée et bien que ces personnages n’aient crée aucune problématique à suspens autour de leur alter égo caché, ça remet bien en cause leurs aventures et leur développement futur.

La suggestion du chef:pack WotH/FotH

-Marvel Heroes 38 puis 39
-Marvel Heroes V2 1
-Marvel Stars 1
-Marvel Heroes 2
-Marvel Stars 2
-Marvel Top 1
-Marvel Heroes 3,4 et 5
-Marvel Stars 3,4 et 5
-Marvel Heroes 6
-Marvel Top 2

Cette valse a-t-elle au moins un sens? (cliquez, enfin!)

Peut être. Voyez plutôt:

Marvel Heroes 38 et 39 correspondent à un prologue qui débouche naturellement sur Marvel Heroes v2 numéro 1.

Ensuite il vous faut absolument lire le Marvel Stars 1 (directement après le Marvel Heroes 1) sous peine de louper de nombreux éclaircissements nécessaires.

Marvel Heroes 2 mène directement a l’arc Hulked out heroes mais poursuit une simili trame principale qu’il ne faut pas perdre de vue.

Le retour a Marvel Stars 2 vous donnera tous les détails de l’action en cours (pré-Hulked out).

Marvel Top 1 signe la fin de Fall of the Hulks: la mini série Red-Hulk revient sur tous les événements voilés ou détournements scénaristiques survolés puis introduit formellement World war Hulks.

Après ce gros complément d’information qui arrive bien tardivement, il faut repartir à l’assaut de l’histoire en cours grâce à Marvel Heroes 3. On revient au moment scénaristiques précis ou Fall of the Hulks laisse place a Hulked out heroes et World war Hulks. Un petit résumé nous empêche de nous sentir trop bousculé par le rembobinage.

Suivent Marvel Heroes 4 (pas d’alternance) puis 5.

Marvel Stars 3,4 et 5 prennent le relai avec une digression soutenue sur l’identité du Hulk rouge (hooooo!)  puis Marvel Heroes 6 conclue Worls war Hulks dans une grande apothéose cataclysmique et un twist final révélateur.

Marvel Top 2 nous propose enfin de petits affrontements annexes décalés des héros hulkifiés qui ont eu lieu environs entre Marcel heroes 3 et 4. C’est le moment de détente neuronale. Et pfiouuuuuu! Vos êtes arrivés au bout de ces cross-overs! Vous pouvez enfin envisager le futur des différents hulks avec sérénité!stupeurÀ la fin du chapitre inclus dans le Marvel Stars 5 apparait en gros la mention six mois plus tard sur fond noir. En fait ça n’a rien a voir! Ça correspond a une ellipse d’une histoire des secret warriors. Ne vous laissez pas surprendre.

A l’heure où je publie ces lignes nous avons en rayon tous les arcs narratifs cités dans cet article, en pack d’occasion constitués avec courage, à force de persévérance et d’abnégation mais nous n’avons pas de stock. Cela signifie qu’une fois vendu, chaque pack ne réapparaîtra pas forcément tout de suite dans nos boutiques. N’hésitez donc pas à vérifier leur disponibilité auprès de nous si vous tombez sur cet article un peu tardivement.

Bonus éditorial ébahissant!

Ça, c'est du schisme sérieux.

Ça, c’est du schisme sérieux.

Juste pour s’amuser encore un peu, on va parler à nouveau de la parution des fascicules X-men.

X-men Schisme est un micro événement très important dans la chronologie des X-men.  Comme son nom l’indique, il préfigure une nouvelle ère X-men dans laquelle deux factions s’affrontent. Son incidence la plus importante apparaît lors d’Avengers versus X-men, le méga crossover d’après.

L’épicentre du plus gros tremblement de terre X-men moderne que représente Schisme fut publié en France dans le magasine X-men numéro 15 de mai 2012. Tenez vous bien.

Il était indiqué en couverture que Schisme comporterait 4 volets et que ce fascicule n°15 en était le premier. Sur la toute dernière page du numéro apparaissent deux informations totalement nécessaires mais quasiment voilées :
Schisme se poursuivra bien dans le X-men numéro 16, qui sera donc le second volet de la saga. Toutefois, le bandeau de la preview  de la couverture de ce futur fascicule indique dorénavant un événement en 3 parties au lieu de  4. Ça n’est pas verbalisé, juste vaguement montré.

Ok, pas de changement majeur mais  une gestion déjà étonnante de l’évènement dans un même fascicule. Tout naturellement, nous sommes amenés à poursuivre notre lecture dans le x-men suivant, le n°16 dont la couverture indique bizarrement… 3 sur 3. Donc entre le n°15 et le n°16, il y a quelque chose que nous avons d’ores et déjà loupé mais qui ne nous a jamais été expliqué. Pourtant le sommaire du 16e X-men détaille les bons chapitres, ceux qui poursuivent directement l’histoire du précédent volume. Alors il n’y a pas de trou et pourtant il y a un trou ? Bon, tant pis, autant finir sa lecture, non ? L’histoire se conclue. Convenablement. Ouvrant les portes de la nouvelle ère problématique des X-men.

Réaction d'un lecteur.

Réaction d’un lecteur.

Alors Schisme ne serait finalement composé que de deux numéros, malgré l’annonce chaotique de 3 tomes et un second manquant ? Et bien non, car APRÈS la lecture de la fin de l’arc narratif (le 3/3) et dans un encart terriblement minuscule et discret, Marvel mentionne l’existence du X-men Extra n°90. Le résumé de ce numéro indique sans emphase  « deux récits complets dont l’un est lié aux événements du cross-over schisme ». Ça laisse entendre une « vague connexion », un « récit parallèle » ou même un léger addendum tellement la formulation parait je-m’en-foutiste. Pourtant dans ce minuscule encart, sur le minuscule aperçu de la couverture de ce X-men obscurément relié à Schisme, on peut voir en petit « Schisme 2/3 » ! Donc c’est bien à la fin du 3e volet de la série qu’on nous indique ou lire le second,  sur le dernier espace éditorial de la dernière page, en petit.  Et c’est  montré, pas même expliqué ni pointé explicitement du doigt. Juste négligemment  placé comme un élément sans importance. Je sens le responsable éditorial de Panini qui pouffe dans mon dos.

Vous avez tout bien suivi? Si oui, vous devez être un guerrier marvelien aguerri au mental d’acier. Si non, on peut toujours essayer d’élaguer tout ça en commentaires.

3 Comments

  1. Sablettes /

    Moi je trouve cet article incroyable ! Qui se serait douté d’un tel méli-mélo chez un éditeur aussi prestigieux que Panini !

    Une honte que je croyais réservée aux petits indépendants qui éditent mauvaises BD sur mauvaises BD sans les finir !

    Merci pour cette information.

  2. C’est vrai que Panini n’est pas du tout coutumier du fait!
    Belle débandade d’un éditeur qui nous a tout amené!

    Je suis absolument enchanté d’avoir pu t’éclairer sur ce sujet épineux et polémique!

    Bon, sinon j’ai du mal à associer la notion de prestige à Panini mais il faut bien admettre qu’ils étaient là quand on a eu besoin d’eux (au début)et que sans eux, on aurait pas forcément grand chose à se mettre sous la dent. Et puis jetons plutôt la pierre aux ricains et à leurs milliers de fascicules à la fois…

  3. Reconstituer un arc quelques années après sa parution relève de l’archéologie ! Et ce genre d’article est le bienvenu pour s’y retrouver dans cette jungle. Merci pour le travail.

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