RENCONTRE AVEC ATSUSHI KANEKO
 

"Si je n'avais pas raté la fac, je ne serais pas devenu mangaka."

Au mois de janvier de cette année, nous avions eu la chance d'accueillir Atsushi Kaneko, un excellent illustrateur et un mangaka étonnant, dont nous apprécions aussi bien Bambi (6 tomes chez IMHO) –série B punk, frénétique et délirante– que Soil (11 tomes chez Ankama), –fantastique psychanalyse lynchienne d'une ville nouvelle ou rien n'est ce qu'il paraît être.

Grâce à la traduction en direct d'Aurélien Estager, Atsushi Kaneko a pu répondre aux questions de ses lecteurs présents ce jour là.  La vidéo dure un petit quart d'heure et a été enregistrée à l'initiative de Faustine et Nicolas, qui en plus d'être nos clients depuis longtemps sont aussi les valeureux animateurs de la section manga du site planetebd.com. Merci à eux, qui ont captés ces instants malgré l'état grippal qui les accablait et qui nous ont autorisé à diffuser ces images sur notre blog.

Atsushi Kaneko à Aaapoum Bapoum from Aaapoum Bapoum on Vimeo.

Après avoir répondu aux questions avec un naturel notable pour un mangaka, l'artiste a travaillé jusqu'à l'épuisement sur des dédicaces pour nos clients. Merci à lui et aux éditions Ankama et IMHO.

Le son n'est pas très fort, ce doit être ma faute –je suis nul en compression de vidéos– mais vous n'avez qu'à pousser le volume de votre home cinéma.

 
BATMAN : la cour des hiboux (2)
 

On doit pouvoir mesurer l'inventivité d'un scénariste à l'aisance avec laquelle il sort ses héros des situations insolubles dans lesquels ils les a plongés. À cette aune Scott Snyder ne vaudrait pas tripette, en tous cas, si on se borne à lire ses débuts sur Batman. Après une ouverture presque totalement inutile et encombrée d'emphase sentencieuse se voulant profonde, l'on voit Bruce Wayne tombant dans le vide, projeté du haut d'une tour...

Ça semble vraiment foutu pour lui, il n'a pas son costume et en plus il a trois couteaux plantés dans le corps (1 dans l'avant-bras droit et 2 à la jointure des bras et des épaules). Bruce Wayne trouve d'ailleurs ses projectiles particulièrement bien placés : "en plein dans mes artères brachiales. La douleur et l'hémorragie m'empêchent de saisir quoi que ce soit pour stopper ma chute". De plus il nous précise que même s'il pouvait attraper quoi que ce soit, sa "vitesse de chute est telle [qu'il] y laisserai[t] [s]es bras". Le suspens est à son comble. Que va-t-il se passer ? Comment va-t-il s'en sortir ? On tourne la page... Toujours tombant Bruce Wayne assène avec ses bras sanglants une volée de bourre-pifs à un adversaire costumé qui chute curieusement à côté de lui. Puis Bruce se rattrape à une traditionnelle gargouille, se rétablit sur ses pieds et regarde le méchant s'écraser au sol, tout ceci en parfaite contradiction avec ce qui a été énoncé avant.

Le pire est que les auteurs nous refont le coup un peu plus loin. Batman se fait transpercer le tronc par une grosse lame, puis tabasser efficacement. Il est épuisé, sous-alimenté et drogué... Le suspens est à son comble, comment va-t-il s'en sortir ? On tourne la page... Batman décide que ça commence à bien faire, il se relève en colère et fout une branlée à son adversaire. Un sursaut de volonté comme ressort scénaristique.

C'est un peu comme dans une cour de récré.— Pan ! T'es Mort !— Aaaaarghh ! (s'écroule dans un geste théâtral, puis se relève) Ouais, mais en fait non, je ressuscite.

Moi il m'en faut un peu plus pour m'extasier. Je trouve que ces nouvelles aventures de Batman ne commencent pas très bien. En plus, sous prétexte de permettre à de nouveaux lecteurs d'accrocher à l'univers, tout le monde à pris un sacré coup de jeune... Ce fait, cumulé avec une certaine imprécision dans le dessin de Capullo abordant les physionomies, n'aide guère à la différenciation des personnages masculins. Batman et ses trois Robin sont ainsi difficiles à distinguer autrement que par leur gabarit, à la manière des matriochki, les poupées russes. L'autre gentil milliardaire qui veut postuler à la Mairie de Gotham –Lincoln March– (et dont on découvrira vraisemblablement qu'il n'est pas aussi sympa que ça) a ainsi la même tête que Bruce.

Reste une très belle séquence dans le labyrinthe où j'ai l'impression que les auteurs se sont donnés à fond et qu'un peu étonnés par leur performance, ils se sont retrouvés haletants et en sueur dans l'attente des applaudissements qui ne manqueront pas d'arriver, tels ceux des parents à la fête de l'école.

Batman : La cour des hiboux de Scott Snyder et Greg Capullo, Urban comics, 176 pages, EAN : 9782365770415, 15€ en neuf. Chez nous un exemplaire à 12€... Aaah pas tout de suite Alecs vient de l'emprunter, alors qu'il l'avait déjà lu.

 
BATMAN : la cour des hiboux (1)
 

La vision d'un détail dans un coin de case a fait ressurgir en moi un ensemble d'interrogations futiles autour du personnage de Batman et de sa vraisemblance. Le Sombre Chevalier balance un bon coup de pied dans le visage d'un malfrat ukrainien.

À ce moment on peut apercevoir que sous sa semelle il y a son logo, la chauve-souris stylisée. J'ai tout d'abord cru que ce logo était en relief, aussi je m'interrogeais sur la pertinence de marquer ainsi ses semelles, ce qui permettrait à n'importe qui de savoir que Batman est passé par ici ou par là pour peu qu'il y ait un peu de boue. À y regarder de plus près il me semble qu'en fait ce logo est peint sur la semelle dans un petit cercle laissé en creux entre les crans.

Qui a peint ce logo ? Bruce Wayne lui-même, pour passer le temps entre deux séances de muscu et de bricolage ? Plus probablement un de ses nombreux Robin, assumant ainsi une des tâches subalternes qui dans toute société hierarchisée combinent astucieusement humiliation et formation nécessaire. On peut dès lors imaginer que c'est le dernier arrivé, son fils Damian, qui s'est acquitté de la peinture du logo sur les semelles, Dick et Tim, plus anciens dans la boite ayant sans doute depuis longtemps été promus à la peinture des logos sur les carrosseries des nombreux véhicules que l'on peut apercevoir dans la Batcave.

La Batcave... Quel boulot quand même ! Quand on pense qu'il a fallu bâtir tout ça dans la plus grande discrétion, sans faire appel à des intervenants extérieurs pour que personne ne soit au courant, pour que rien ne fuite, pour que personne ne puisse faire le rapprochement entre Wayne et Batman... Et tous ces véhicules, qu'il a fallu assembler en interne, même si certaines pièces ont pu être commandées toutes faites en passant par des sociétés écrans domiciliées aux îles Caïmans... Et ce dinosaure empaillé, oulah ! Ça n'a pa été facile de le faire passer par l'entrée, surtout sans se faire remarquer.

Bon, je ne vais pas insiter trop longtemps. Les fans ne cessent de le répéter, ce qui est bien chez Batman, c'est qu'il n'a pas de superpouvoirs, que c'est un mec presque normal (milliardaire et champion dans tout les domaines, mais en dehors de ça, parfaitement normal). C'est vrai que cette figure est intéressante, mais elle implique qu'on la confronte à une certaine vraisemblance. Que Superman se construise vite fait une gigantesque "Forteresse de solitude" on peut très bien l'admettre, mais qu'un type sans super-pouvoirs qui tient à préserver son identité secrète s'aménage, tout seul ou avec un ou deux stagiaires, une batcave high-tech, ça passe beaucoup plus mal.

Ce problème est inhérent à presque toutes les aventures de Batman et pas seulement au démarrage des nouvelles dans Batman : La cour des hiboux de Scott Snyder et Greg Capullo, mais cet ouvrage est farci de nombreuses autres petites choses gênantes sur lesquelles je reviendrai très prochainement.

Deuxième partie de l'article.

 
Down Under T.1 de Pezzi et Sergeef

J'ai déjà écrit ici tout le bien que je pensais du western australien de John Hillcoat, The proposition, aussi c'est avec curiosité que je me suis penché sur cette production Glénat correctement dessinée, qui semble entrer dans la même catégorie. La référence à Ned Kelly permet de dater l'histoire à la fin des années 70 (1870...). L'histoire est un peu tortueuse et demande une certaine vigilance mais on peut l'admettre d'un premier tome (sur 3 de prévus).

Cependant les personnages m'indiffèrent plutôt. Je déplore surtout la volonté d'exhaustivité de la scénariste : à vouloir caser à tout prix le maximum du fruit de ses recherches sur la période, elle finit par créer une intrigue pleine de grumeaux exotiques et inutiles. Ce parti pris, qui pourrait être pédagogique (vous allez apprendre l'histoire de l'Australie en vous distrayant), est contredit par l'absence de notes explicatives. Ainsi, qu'est-ce qu'un "corroboree" ?

Je sais que les encyclopédies existent, mais une petite étoile comme Charlier les faisait et qui renvoie à une petite note aurait été sympa (d'ailleurs c'est marrant mais dans plein de BD franco-belges, il y a ces petites astérisques, mais souvent elles ne renvoient à rien car le dessinateur a oublié de caser la note). Les soldats que l'on croise sont-ils britanniques ou locaux ?

À propos de ces soldats (ou policiers ?), je trouve que les héros leur parlent avec beaucoup d'impertinence. Je n'ai pas trouvé cette scène très vraisemblable... Je me vois mal ricaner et me foutre de la gueule de flics me demandant si j'ai croisé un sans-pap qui courait. Je leur répondrais probablement juste "euh... non", mais il est vrai que je ne suis pas un héros, que je ne suis pas australien et que je ne suis pas armé.

Ceci dit, cette bédé est tout à fait lisible, mais à son stade actuel de développement, elle ne va pas m'obséder la nuit en attendant la suite.

Down Under t.1 : L'Homme de Kenzie's River de Nathalie Sergeef et Fabio Pezzi, éditions Glénat, une occaz à 10€ vue rue Serpente.

Soirée Eerie et Creepy
 
Frazetta et son héros fetiche

Frazetta et son héros fetiche

N’y allons pas par quatre chemins:

La réédition des EERIE et CREEPY par le label Delirium, c’est l’évènement éditorial de cet automne pour les fans de patrimoine.

A ceux qui ne connaissent pas, il faut commencer par dire que les plus grands dessinateurs des années 60 à 80 sont passés entre ces pages, que les deux magazines servirent de passerelle entre deux générations. Les anciens génies -Archie Goodwin, Frank Frazetta,  Alex Toth… - allaient aider à accoucher d’une nouvelle famille de champions, comme Corben, Simonson ou Wrightson.

C’est donc le must du récit fantastique, capable de secouer l’époque, de braver la censure, de marquer l’imaginaire et de briller au firmament de l’image pour des décennies.

Les relire démontre que cette bande dessinée ne connaît pas les rides, quand bien même la naïveté de l’époque n’est plus de mise aujourd’hui.Venez donc jeudi 11 octobre à 19h rejoindre un parterre de critiques de bande dessinée et de spécialistes, en présence des éditeurs et d'invités tels que Jean-Pierre Dionnet et Doug Headline, pour découvrir en exclusivité les magnifiques anthologies EERIE ET CREEPY.La discussion sera suivie d’un petit cocktail aux couleurs d’Halloween, et les livres seront en vente en avant-première durant cette soirée (parution prévue le 23 octobre).

 
Le client loufoque du jour (37)
 

Et sinon tout va bien?

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J'ai cru comprendre que la relation entretenues par certaines personnes avec ces si beaux objets que sont les bandes dessinées - mangas et la difficulté à atteindre certains étages trop bas évoquaient des états de délabrement physiques et mentaux suffisants pour que je doive arrêter de ronchonner systématiquement  à la vue de clients assis. Mais parfois, j'ai beau le vouloir de tout mon être, pourtant je ne saisis pas.

 
Dédicace impromptue: Anouk Ricard, Faits divers, Cornelius
 

François Truffaut a dit quelque part qu’il ne servait à rien de chercher le réel car la réalité dépassait toujours la fiction…

Même s’il m’est impossible de retrouver cette citation, je ne peux m’empêcher d’y penser au moment de vous présenter Faits Divers, le nouveau livre d’Anouk Ricard. Dans cette petite suite de gags qui prend comme motifs des faits divers de la presse régionale, il semble qu’Anouk Ricard refuse de rendre les armes face à une réalité qui se montre franchement imprévisible et folle.

Anouk  ne conserve que les titres, relativement imagés, de la presse, puis laisse son imaginaire plein de fantaisie vagabonder pour réinventer l’évènement. Autant dire que le réel peut ici s’accrocher pour dépasser la fiction. Et que le rire est fatalement au rendez-vous.C’est donc un petit livre qui en dit beaucoup sur l’univers artistique de cette jeune artiste en passe de devenir très grande.

Connue et adulée pour sa série jeunesse Anna et Froga, admirée par une pléthore de lecteurs et d’artistes pour son sens du langage à plusieurs niveaux et sa capacité à changer de public (enfants ou adultes) sans changer d’univers, Anouk Ricard livre ici un joli aveu sur sa manière de regarder le monde.

Un monde fou qu’il faut absolument dépasser en folie, sous peine de perdre pied avec la réalité. 

 
American Splendor de Harvey Pekar, aux éditions Çà&Là
 

Les 3 antohologies d'American Splendor de Harvey Pekar aux éditions Çà&là viennent rejoindre le catalogue de bandes dessinées américaines underground que nous proposons en neuf, en particulier le Harv & Bob publié aux éditions Cornélius et dédié à sa collaboration avec Robert Crumb.

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Harvey Pekar décédait au début de l’été 2010, une abondante œuvre de bande dessinée autobiographique en legs. Originale par sa forme, obsessionnelle par son thème, cette collection de confessions soulevait, derrière son caractère faussement anecdotique, inlassablement la même question : Pourquoi écrire sur soi ?

Or c’est précisément dans la réponse artisitique de Pekar que cette écriture autobiographique puise sa forme et son originalité. Si coucher sa vie sur papier nourrit souvent le goût de l’exhibitionnisme ou le désir de dresser le bilan, répond à l’urgence de témoigner de l’horreur ou au besoin de graver dans le marbre un instant précieux avant de l’oublier… qu’importe en définitive ces motifs à la surface, l’autobiographe saisit surtout la plume pour se réapproprier l’image qu’il a de lui-même.

Mais jamais Harvey Pekar.Cas rare, si ce n’est même unique même par son obstination, Pekar n’a de cesse de recourir à l’écriture autobiographique pour offrir son égocentrisme en pâture à des dessinateurs chaque fois différents. Une forme de masochisme étrange qui consiste à mettre en scène l’abandon répété de l’objet suprême chez l’autobiographe, sa propre image.

Perdre un peu du contrôle de sa vie, de son image, de son héritage, pour percer à jour un sujet qui s’étend au-delà de soi – cette fameuse Amérique obsédée par sa splendeur… voilà un projet fascinant qui vaut à lui seul que l’on s’attarde sérieusement sur l’œuvre d’Harvey Pekar.

American Splendor 1,2,3, éditions Çà&Là, entre 19 et 20 euros pièce.Harv & Bob, éditions Cornélius, 21,50 euros

 
ÉDITIONS IMHO : SOIRÉE DE RENTRÉE CHEZ AAAPOUM
 

Hello les amis.

Vous avez raté la soirée Pepito de Bottaro avec les éditions Cornélius?

Pas grave, on accueille la soirée de rentrée des éditions I.M.H.O., le jeudi 20 septembre à partir de 18h, rue Serpente. Non moins de 5 nouveautés seront présentées ce soir-là,  dont deux titres mis en vente en avant- première exclusivement pour la soirée, alors que leur sortie officielle est pour le 4 octobre.

Voici le menu :

Anamorphosis de Shintaro Kago succède à Fraction, second volume de sa trilogie de l’horreur. Les nouvelles s’y succèdent tel un catalogue des visions qui hantent les cauchemars de cet auteur dont beaucoup pensent qu’il est fou. Description et extrait sur le site de l’éditeur. Extrait et présentation éditeur

Palepoli de Usamaru Furuya :Après Litchi Hikari Club et quelques autres livres plus ou moins violents et sombres dans la collection Sakka, voici Palepoli, l’une des premières œuvres de Furuya, déjà obsédé par la culture populaire tout autant japonaise qu’occidentale. Extrait et présentation éditeur

Tohu Bohu de Shin’ya Komatsu : Série de situations surréalistes, ce recueil d’histoires plonge dans des univers fantasmagoriques peuplés de personnages extravagants capables de contrôler le temps ou de parcourir le ciel sur des bicyclettes volantes…  autant d’invitations au voyage et à la poésie. Extrait et présentation éditeur

Et en vente exceptionnelle en avant-première le 20 septembre, avec une parution annoncée le 4 octobre.

Promenade dans la ville de la boîte à Biscuit de Rokudai Tanaka : Un magnifique recueil de nouvelles dont le dessin naïf et joyeux contraste avec la tristesse sous-tendue par cet univers médiéval fantastique travaillé par l’angoisse de la guerre. Le sucre et la gourmandise y traversent les images comme une métaphore d'une légèreté indispensable pour supporter l’existence. Autant dire que les amateurs de poésie naïve et de détresse pudique seront ravis. Extrait et présentation  éditeur

Blue de Naoki Yamamoto :A l’époque, Asatte Dance était l’un des tous premiers mangas publiés en Français. L’insuccès nous a privés des autres livres de cet auteur vraiment très doué pour tisser des liens psychologique entre sexualité et rapports sociaux. Extrait et présentation éditeurDe nombreux critiques de bande dessinée seront présents pour cette présentation, ainsi que l’éditeur. Vous pourrez discuter avec la crème de la profession.

Comme à l’accoutumée, boissons alcoolisées ou non et petites collations donneront à cette présentation professionnelle un petit côté cocktail convivial.

Bref, ça va être sympa, détendu et en bonne compagnie. On compte sur vous pour venir nombreux.


 
Quelques belles images de R. Crumb
 

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Robert Crumb est un jeune auteur d'origine étatsunienne qui débute et qui a récemment immigré en France dans l'espoir de percer au pays de Nine Antico et de Bastien Vivès. Toujours promptes à aider les jeunes talents, les éditions Cornélius ont édité quatre petites affiches afin de le faire connaître.

C'est avec plaisir que nous prenons le risque d'exposer ces affichettes qui sont à vendre à 10€ pièce. Si vous aimez l'audace et l'avant-garde, si vous aimez soutenir les jeunes, venez acheter ces belles images !